Âge du Fer

-800
/
-50

Structures sociales

Les innombrables tribus familiales du début de l’âge du Fer sont progressivement dominées par des élites locales. De plus en plus centralisées, ces formes de pouvoirs aboutissent, vers 200 av. notre ère, aux premières organisations étatiques.

Aux deux premiers siècles de l’âge du Fer, de nombreux petits groupes familiaux gérés par des chefs de clans vivent de l’agropastoralisme dans des villages ne dépassant pas, en général, une dizaine d’habitats. 

Dès le milieu du VIe siècle avant notre ère, des aristocrates au prestige plus ou moins marqué dominent ces populations. Dans le centre et le centre-est du territoire correspondant à la France actuelle, leur existence est attestée par des sépultures luxueuses, comme celles découvertes à Vix (Côte-d’Or) en 1953 et à Lavau (Aube) en 2015, dans lesquelles le corps du défunt est systématiquement accompagné d’un char funéraire, de ses armes et de biens de prestige. Parmi eux, des cadeaux diplomatiques typiquement méditerranéens (parures et services à vin importés) témoignent des relations commerciales que les « princes » celtes entretiennent avec les lointains peuples étrusques, grecs et romains. 

À proximité des sépultures « princières », la concentration des vestiges d’ateliers d’artisans, de greniers et de silos indique le regroupement de la production artisanale et du stockage des surplus agricoles en un même lieu. Il s’agit des premières agglomérations. À l’image de celle du mont Lassois, elles sont souvent placées en hauteur et solidement fortifiées. Elles rassemblent au moins plusieurs centaines de personnes et peuvent atteindre une vingtaine d’hectares à l’intérieur de leurs remparts. Certaines d’entre elles sont entourées de nombreuses exploitations agricoles en plaine, comme celle découverte à Bourges (Cher). Si les agglomérations du sud sont moins étendues, comme le montrent les sites de Lattes (Hérault) ou de Pech-Maho (Aude), elles témoignent toutefois également d’une organisation politique très structurée.

À partir du milieu du Ve siècle avant notre ère, à l’intérieur des sépultures de l’élite dirigeante, les armes se substituent aux biens importés pour symboliser un pouvoir plus militaire. Cela correspond à la fin du système princier. Au IVe siècle avant notre ère, les agglomérations de hauteur perdent une partie de leur population au profit de nouveaux pôles urbains qui se créent en plaine. Ce phénomène est davantage marqué au nord qu’au sud. Une partie de la population, auparavant accaparée par le travail de la terre, se spécialise à plein temps dans l’artisanat ou les services, au bénéfice d’une aristocratie de plus en plus influente. Les surplus agricoles pourvoient, comme avant, aux besoins de ces élites mais aussi désormais à ceux des artisans, de plus en plus nombreux. De nouvelles catégories sociales apparaissent avec l’émergence de ces métiers.  

Cette évolution ne trouve son aboutissement qu’à partir du IIe siècle avant notre ère. La société se complexifie et l’exploitation sociale se renforce, avec le développement de rapports de dépendance voire de l’esclavage. Le territoire de la France est divisé en une soixantaine de tribus, ou « peuples », qui occupent chacune plusieurs villes et villages. Leurs « cités-états » sont dirigées par des rois ou des magistrats agissant souvent en lien avec des instances collégiales, représentant les élites ou les grandes familles (« sénat »). Si elles ne résistent pas à la conquête romaine, entre 120 et 52 avant notre ère, leur organisation est majoritairement préservée, puis adaptée pour donner naissance aux cités gallo-romaines.

Spiritualité et religions

La religion et la spiritualité des populations de l’âge du Fer ne peuvent être approchées que par l’archéologie, à l’exception des deux derniers siècles avant notre ère pour lesquels nous disposons de témoignages écrits par les Grecs et les Romains.

Le caractère périssable des structures ou objets en bois explique la rareté des découvertes en début de période. Toutefois, les vestiges de lieux de culte et de nombreux dépôts, retrouvés parfois jusque dans la sphère privée, attestent l’importance de la religion dans les sociétés de l’âge du Fer. À partir des IVe-IIIe siècles avant notre ère, en ville ou à la campagne, le culte s’exerce surtout dans des sanctuaires qui revêtent des formes comparables dans toute la Gaule non méditerranéenne. De vastes enclos, carrés ou rectangulaires, abritent des fosses et des autels, dont les fonctions cérémonielles n’ont pas encore été clairement déterminées. Un ou deux bâtiments cultuels sont généralement situés près du centre de l’enclos, comme on peut l’observer au sanctuaire de Corent (Puy-de-Dôme). L’interprétation sacrée de certains lieux naturels conduit à aménager des sanctuaires dans des forêts, près des sources, des fontaines, des rochers ou sur des sommets, comme celui du mont Beuvray.

Notre connaissance des divinités honorées par les Celtes reste partielle. Les populations de l’époque croient sans doute en l’origine céleste du monde puisque, dans leurs écrits, les Romains dépeignent les druides gaulois comme de grands connaisseurs du mouvement des astres et de leur interprétation. Des représentations sculptées de dieux sont très rarement découvertes. Toutefois, César mentionne des dieux celtes en les désignant par le nom de leurs équivalents romains, ou supposés comme tels (Mercure, Apollon, Mars, Jupiter, Minerve, etc.).

Les rites pratiqués dans l’enceinte des temples demeurent difficiles à restituer. Des dépôts d’objets divers (rouelles en métal, jetons, monnaies, céramiques miniatures, statuettes…), d’armes (épées rituelles pliées, par exemple) ou de nourriture (céréales, quartiers de viande) font supposer des rituels pour honorer les Dieux. L’archéologie atteste également la pratique de libations (de vin, en particulier), de sacrifices d’animaux (chevaux, bovins…) ou d’hommes. Les restes humains retrouvés sur les sites de Gournay-sur-Aronde (Oise) ou de Ribemont-sur-Ancre (Somme) ont été interprétés comme les dépouilles des vaincus d’une bataille exposées près des sanctuaires des vainqueurs.  

D’autres pratiques religieuses, moins répandues, semblent liées à certains équipements de la vie quotidienne. Dans le sud-ouest, des dépôts rituels (amphores, vaisselle métallique, meules…) sont parfois effectués dans les puits au moment de leur aménagement, mais aussi de leur abandon, sans doute pour s’attacher les faveurs des dieux infernaux ou chtoniens. 

En Provence et en Languedoc, des statues de guerriers, d’hommes armés et souvent munis d’un torque, font l’objet d’un culte héroïque. Ce rite est observé aussi bien dans des sites isolés, comme aux Touriès sur la commune de Saint-Jean-et-Saint-Paul (Aveyron), qu’au cœur d’agglomérations comme Entremont ou Roquepertuse (Bouches-du-Rhône). Fréquemment réunies sous un portique, les statues symbolisent de façon ostentatoire la force des lignées aristocratiques locales. 

Subsistance, économie, commerce

De considérables progrès agricoles sont accomplis à l’âge du Fer. Ils permettent la mutation économique stimulée par les échanges avec le monde méditerranéen. 

Les blés, l’orge, le millet mais aussi, dès le milieu du IVe siècle avant notre ère, l’avoine, sont les principales céréales cultivées. Les légumineuses sont représentées notamment par les lentilles, les pois, la vesce et la féverole. Porcins et bovins constituent aussi une part importante de l’alimentation, auxquels s’ajoutent progressivement des ovi-capridés (moutons et chèvres).

La pratique de la jachère et de la rotation partielle des cultures, ainsi que le perfectionnement des systèmes d’amendement conduisent à augmenter considérablement les rendements. La production agricole permet aux agriculteurs de couvrir leurs besoins de court et long termes grâce au stockage en silos. Dès le milieu du VIe siècle avant notre ère, elle approvisionne également les populations qui ne travaillent plus la terre et se rassemblent dans les agglomérations naissantes. En effet, une partie de la population exerce désormais à plein temps leurs activités artisanales, comme la métallurgie, ou de service (commerce, administration), et non plus en marge de leur activité agricole principale. 

À cette époque, le commerce lointain se développe fortement. On exporte des surplus agricoles et des produits transformés. Les produits de la métallurgie font l’objet d’échanges à longue distance, sous forme de lingots ou de produits finis. Entre 550 et 425 avant notre ère, le vin, la vaisselle métallique et céramique de luxe grecs ou étrusques, importés de Méditerranée, sont largement diffusés en Gaule du sud, mais réservés aux élites plus au nord. À partir de la fin du IIIe siècle avant notre ère, le commerce international s’intensifie. Les amphores à vin romaines et la vaisselle importée, retrouvées en abondance sur la plupart des sites en Gaule, prouvent, par exemple, que la consommation de vin méditerranéen devient courante sur la majorité du territoire.

 

Occupations, habitats

L’urbanisation s’accélère tout au long de l’âge du Fer. Vers 200 avant notre ère, des centres névralgiques cumulant les fonctions économiques, politiques et religieuses apparaissent. Ils posent les bases de la « ville » telle que nous la concevons encore aujourd’hui.

Durant les deux premiers siècles de l’âge du Fer, l’habitat groupé a les mêmes formes qu’à l’âge de Bronze : fermes, hameaux ou petites agglomérations. Leur localisation évolue facilement au gré des circonstances sociales et politiques. Elles sont composées de terre et de bois, et seules les constructions du sud-est de la Gaule emploient la pierre pour la base de leurs murs.

Au sein de ce tissu rural, des agglomérations de taille plus importante, perchées ou non, émergent au cours du VIe siècle avant notre ère. À l’intérieur des remparts, l’espace est réparti entre des rues et des places, des grands bâtiments de rassemblement, des secteurs de stockage des denrées agricoles (resserres ou greniers sur poteaux) et quelquefois des quartiers dédiés à l’artisanat. On y découvre des objets d’importation : amphores à vin, bijoux, céramiques. Alors qu’elle continue, cette dynamique urbaine semble moins linéaire au nord : en cause, des changements politiques, économiques et climatiques que les archéologues tentent encore de préciser.

Aux IVe et IIIe siècles avant notre ère, les habitats de hauteur sont moins fréquents au nord. L’activité artisanale se déploie fortement dans de nouvelles agglomérations en plaine, sans doute en lien avec les échanges à longue distance, comme en témoigne le site des Chirons Poiré-sur-Velluire (Vendée).

À partir du IIe siècle avant notre ère, l’occupation rurale, déjà dense au début de l’âge du Fer, s’intensifie. Les fermes à enclos se multiplient, surtout en Gaule intérieure, et jalonnent littéralement le paysage structuré en parcelles. Ces établissements ruraux vont du simple enclos de moins d’un hectare à l’enclos aux ramifications multiples d’une trentaine d’hectares. Leurs différences de tailles, de formes, de densité d’occupation et de richesses matérielles (constituées notamment d’objets importés) dénotent une nette hiérarchie sociale. Cette dernière s’exprime également à travers l’apparition des oppida, villes fortifiées de hauteur aux puissants murs de pierre et aux porches monumentaux à l’image de ceux de Pons (Charente-Maritime) et Moulay (Mayenne). Certains possèdent une structure urbaine très stricte : rues, îlots d’habitation, espaces et édifices publics. Dans ces villes, le recours à la pierre reste majoritaire au sud de la Gaule. Au nord, les techniques se diversifient. La construction sur sablière (constituée de madriers de bois) ou pan de bois prend le pas sur la technique traditionnelle du « poteau planté », en raison de son caractère plus adaptatif et évolutif. À proximité de ces véritables capitales de cité, les agglomérations de plaine subsistent. Les activités artisanales, les échanges et la production agricole y cohabitent toujours et même s’intensifient.

Culture matérielle

L’équipement domestique des populations de l’âge du Fer est très complet. Il est issu, d’une part, de savoir-faire locaux et, d’autre part, d’échanges avec d’autres aires culturelles. 

Les tombes aristocratiques de Hallstatt, en Autriche, et du site de La Tène, en Suisse, ont donné leurs noms à deux périodes culturelles. Les objets prestigieux découverts sur ces sites ont permis de lever le voile sur de nombreux aspects sociaux et politiques de l’âge du Fer. Le « hallstattien » concerne les années comprises entre 850 et 450 avant notre ère ; le « laténien » couvre la suite de la période, jusqu’en 50 avant notre ère.

Les parures, en métal ou en verre (bracelets, perles, torques), et les accessoires vestimentaires en fer et bronze (fibules, boucles ou éléments de ceinture) constituent une importante partie de la culture matérielle. Il s’agit le plus souvent de modèles relativement standardisés, adoptés à l’échelle de l’Europe continentale. 

Matériau le plus fréquemment rencontré par l’archéologue, la céramique offre aussi de très nombreuses informations sur l’environnement culturel et technique des populations de l’âge du Fer. Les différents types de poteries appartiennent aux modèles hallstattien ou laténien, mais des productions locales permettent d’identifier des spécificités régionales. La vaisselle est constituée de récipients destinés à la cuisine (pot, écuelle, vaisselle), à la table (coupes, plats et gobelets), au stockage (pots, jarres, dolia). Elle est intégralement produite à la main, et sans doute dans le cadre familial, jusqu’au milieu du IVe siècle avant notre ère, époque d’apparition du tour de potier, en lien avec le développement d’un nouveau standard de production (laténien) et de l’artisanat. L’équipement de la maison est complété par des produits importés (vaisselle de luxe, amphores, ustensiles du service à vin) d’abord captés par les élites, puis plus largement diffusés à partir des IIIe-IIe siècles avant notre ère.

De nombreuses autres productions artisanales nous échappent car leurs matières premières sont périssables. Les sources antiques évoquent le talent des Gaulois dans les domaines du tissage, du travail du cuir et du bois… mais rares sont les témoignages archéologiques qui en attestent.

Art et biens de prestige

Le terme générique d’« art celtique » est loin de refléter les grandes disparités de l’expression artistique de l’âge du Fer. 

Nos connaissances sur l’art à l’âge du Fer proviennent majoritairement de pièces métalliques de petite taille. Toutefois, les sculptures sur pierre, les céramiques décorées, les fourreaux d’épée aux motifs exubérants offrent de beaux spécimens de supports plus variés : bois, terre, tissu, métal et pierre.

Les productions du monde celtique se distinguent nettement de l’art des civilisations méditerranéennes. Les artistes ne cherchent pas à copier la nature, mais l’interprètent selon des canons propres à leur milieu culturel. Jusqu’aux Ve et IVe siècles avant notre ère, les représentations figuratives en ronde-bosse caractérisent le répertoire artistique et décoratif : sculptures de guerriers, de personnages armés, et plus rarement d’animaux. Ensuite, l’expression artistique semble évoluer vers des formes plus symboliques. Les décors foisonnants, géométriques et/ou abstraits, sur les bijoux les plus prestigieux nous en offrent de beaux exemples.

Les biens de prestige, objets d’art ou non, font partie de l’art de vivre des élites. De nombreuses tombes princières des VIe et Ve siècles avant notre ère ont livré de la vaisselle de luxe destinée aux banquets, tels des services à vin en bronze d’origine étrusque ou grecque (situles, bassins, chaudrons…) richement décorés de motifs figuratifs ou géométriques. Plus exceptionnels encore, le célèbre cratère de Vix (Côte-d’Or) ou le chaudron de Lavau (Aube), dont les quatre anses sont décorées d’une tête du dieu fleuve grec Acheloos, témoignent du statut et du pouvoir de leurs propriétaires.
À partir du IIe siècle avant notre ère, les biens de prestige se standardisent davantage. On trouve des parures d’exception, tels des torques en or au décor raffiné, mais aussi, comme au début de la période, des récipients (italiques cette fois) liés à la consommation du vin – cruches, situles et simpulum. Ces éléments sont parfois associés à des pièces plus rares comme des chenets ou des cornes à boire.

 

Traitement des morts

Les pratiques funéraires de l’âge du Fer sont variées. Le corps est incinéré ou inhumé ; il existe des tombes simples et d’autres aristocratiques, et les sépultures sont isolées ou bien regroupées en de vastes cimetières.

Si l’âge du Bronze signe le passage de la sépulture collective à l’individualisation des tombes, le début de l’âge du Fer est marqué par la généralisation de l’incinération. Toutefois, à partir du VIe siècle, dans le nord-est et le centre du territoire, on note un certain retour à l’inhumation, notamment concernant les élites. Leurs enclos funéraires, parfois entourés de fossés, comportent un tertre monumental, constitué de pierre et de terre, sous lequel le défunt est inhumé avec un char à quatre ou à deux roues, un service à boisson et de très riches parures (or, ambre…). Les luxueuses sépultures découvertes à Vix (Côte d’Or) en 1953 et à Lavau (Aube) en 2015 en sont de magnifiques exemples. 

À partir du IIe siècle avant notre ère, l’incinération devient encore plus systématique. Les nécropoles peuvent regrouper une vingtaine d’individus ou, plus rarement, jusqu’à une centaine d’individus. Les tertres tendent à disparaître mais, là encore, les fouilles montrent une importante diversité. Les écarts de richesse persistent au sein des tombes. Par ailleurs, le nombre de découvertes funéraires pour cette fin de période est bien moins important que pour les époques antérieures. Dans certaines régions, la quasi-absence de tombes suggère l’existence de rites funéraires qui ne laissent pas de trace archéologique. 

A contrario, la présence de restes humains dans les zones dédiées à l’habitat est très répandue à cette époque. Des éléments du squelette (crâne, mandibule, fémur parfois) sont conservés, et parfois exposés. Cette pratique des « reliques » a également été relevée au sein d’enclos identifiés comme des sanctuaires, comme ceux de Gournay-sur-Aronde (Oise) ou de Ribemont-sur-Ancre (Somme), où l’on suppose que les restes humains appartiennent aux vaincus d’une bataille. Plus généralement, cette pratique interpelle encore les chercheurs sur le rapport qu’entretenaient les Gaulois avec le corps des défunts et, par extension, avec leurs ancêtres.

Ailleurs dans le monde

Le nom de « Celtes » est employé par les Romains et les Grecs pour désigner la population européenne ne vivant pas sous leurs influences.

Pourtant, des peuples aux coutumes et aux systèmes politiques diversifiés occupent le territoire correspondant à la France, à une grande partie de l’Allemagne, à la Tchéquie, à la Slovaquie et à l’Espagne actuelles. Au sud de cette zone, par exemple, les Celtibères et les Ibères s’organisent en cités-états dès les VIe-Ve siècles avant notre ère. Les objets italiques, étrusques, grecs, égyptiens ou puniques retrouvés chez tous ces peuples montrent qu’ils sont de plus en plus connectés à la Méditerranée.

Au début de l’âge du Fer, la société égyptienne retrouve unité et prospérité après une période troublée. Elle est très hiérarchisée, dominée par des rois-pharaons et une puissante caste religieuse. Elle passe ensuite sous la domination des Perses, puis des Grecs qui y développent une culture métissée.

Les Phéniciens, quant à eux, n’ont jamais constitué d’empire mais ce sont des commerçants, des navigateurs et des artisans hors-pair. Ils établissent des comptoirs littoraux dont Carthage qui devient l’une des deux principales puissances méditerranéennes, avec Rome. En 218 avant notre ère, le Carthaginois Hannibal conduit des milliers de soldats et une trentaine d’éléphants à travers les Pyrénées, la Gaule du sud et les Alpes pour aller défier ses plus grands ennemis, les Romains.

De l’autre côté de la Méditerranée, les Grecs sont organisés en cités-états au moins depuis le VIIIe siècle avant notre ère. La diffusion de leur culture se fait de concert avec le commerce, relayé par des dizaines de comptoirs dont certains sont installés en Gaule, comme à Marseille ou à Agde.
Rapidement, les Étrusques d’Italie concurrencent le commerce grec en créant des comptoirs en Gaule du sud, à Aléria ou à Lattes. Enfin, Rome connaît une croissance exponentielle et finit par contrôler tout l’espace méditerranéen et ouest-européen au Ier siècle avant notre ère. Elle devra une partie de son succès et de sa longévité à ses capacités à intégrer les cultures des peuples passés sous sa domination…

Ressources complémentaires

Une sélection de ressources audiovisuelles et multimédias pour approfondir ses connaissances sur l'âge du Fer.

Plus de ressources dans la médiathèque de l’Inrap