Paléolithique supérieur

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Structures sociales

Pour les préhistoriens, qui ne peuvent raisonner qu’à partir de vestiges matériels, les modes d’interaction sociale au sein de groupes ayant existé il y a plus de 10 000 ans sont difficiles à cerner. Parfois, la qualité des témoins archéologiques est suffisamment bonne pour repousser ces limites : c’est le cas pour le site de Pincevent (-14 000 à –13 000) en Seine-et-Marne. 

Les limons déposés par les crues de la Seine y ont exceptionnellement protégé et conservé les vestiges d’un campement résidentiel saisonnier. Les concentrations de charbons et de cendres permettent de restituer l’emplacement des foyers. Les ossements de renne ou de cheval indiquent l’existence d’aires spécialisées où ont été dépecées des proies, mais permettent aussi de retracer les échanges de quartiers de viande d’une habitation à l’autre. Quant à la composition des groupes, elle a fait l’objet d’hypothèses émises à partir de la répartition et des caractéristiques des silex taillés. En effet, de grandes séries de lames bien régulières pourraient être l’œuvre d’hommes ou de femmes adultes fabriquant leurs armes de chasse ou leurs outils domestiques. En revanche, la présence d’un débitage malhabile aux côtés d’un débitage bien maîtrisé, comportant encore tous ses produits finis inutilisés, a permis d’évoquer une véritable leçon de taille où des adultes enseignaient les gestes à des adolescents. Cette découverte confirme le rôle de la démonstration, mais aussi du langage, dans la transmission. Elle est à distinguer des quelques rognons maladroitement percutés qui évoquent plutôt la présence d’enfants tentant d’imiter les adultes. 

Le recoupement de ces données permet d’évoquer, pour certaines dates, la présence simultanée de plusieurs familles de quatre à dix individus, entretenant des relations complexes, échangeant des outils en silex ou partageant le gibier entre les différentes habitations du campement.
Les spécialistes qui ont étudié le site de Pincevent (Seine-et-Marne) envisagent l’hypothèse d’une société d’échange et de partage, sans inégalité économique, mais pas pour autant une société égalitaire : un maître d’œuvre devait assurer la cohérence du groupe et veiller à l’organisation collective ; peut-être un patriarche ?
 

Subsistance, économie

Comme toutes les populations de chasseurs-cueilleurs, les groupes humains du Paléolithique supérieur exploitaient les ressources disponibles dans le milieu naturel. L’archéopétrographie et l’archéozoologie aident les archéologues à cerner les modes d’approvisionnement et d’alimentation des populations anciennes.

Alors qu’au Paléolithique moyen, les roches employées étaient majoritairement prélevées dans un rayon de quelques kilomètres autour des lieux de séjour, au Paléolithique supérieur, les silex ont été transportés sur des distances pouvant atteindre des centaines de kilomètres. Si leurs nouvelles méthodes de taille, plus exigeantes en termes de qualité des matériaux, ont indéniablement impliqué d’aller rechercher les bons silex où ils étaient disponibles, ces groupes n’ont pas forcément parcouru eux-mêmes ces très longues distances. Ils ont très certainement mis en place des réseaux d’échanges entre groupes voisins, expliquant la diffusion de certains matériaux, sous forme de produits finis, bien au-delà de leur région d’origine et dessinant une esquisse d’économie primitive.

Concernant les ressources alimentaires, même si la conservation des ossements animaux nettement meilleure que celle des aliments végétaux conduit les archéologues à se focaliser sur la consommation de viande, l’analyse chimique des ossements humains confirme que la viande de grands herbivores (renne, cheval) occupait effectivement une place très importante dans l’alimentation des populations du Paléolithique supérieur. 

Durant certaines périodes, des sites sont spécialisés dans l’abattage massif des rennes au cours de leur migration automnale, au profit de points favorables dans le paysage tels que les gués empruntés par les troupeaux. La viande pouvait alors être stockée en grandes quantités pour être consommée plus tard. Les nombreuses stries de découpes longitudinales observées sur les ossements de rennes découverts dans certains gisements témoignent du prélèvement de filets destinés à être séchés ou fumés ; elle pouvait même être naturellement congelée lors des périodes les plus froides. De plus, contrairement à leurs prédécesseurs Néandertaliens, les Homo sapiens mettent à contribution les ressources fournies par la pêche, notamment en harponnant des saumons lors de leurs migrations.
 

Occupation du territoire

Sous les climats rigoureux qui sévissent en Europe pendant la plus grande partie du Paléolithique supérieur, les groupes humains tirent une part importante de leurs ressources alimentaires de la chasse des grands herbivores grégaires et migrateurs. Ils sont eux-mêmes nomades et se déplacent au sein de vastes territoires. L’archéologie nous apprend que les sites préhistoriques peuvent avoir des fonctions complémentaires et qu’ils sont occupés plus ou moins longuement. 

L’occupation la plus brève est celle que l’on pourrait appeler la halte de chasse. Les vestiges y sont peu nombreux. Les silex ne comprennent que les armes et les outils de découpe liés à l’abattage et au traitement primaire des carcasses. Les ossements correspondent généralement aux parties des animaux peu intéressantes qui ont été abandonnées sur place par les chasseurs (crânes, colonnes vertébrales). Certains niveaux d’occupation du site de Brassempouy (Landes) témoignent de l’existence de telles haltes aux débuts du Paléolithique supérieur, vers -40 000.

D’autres sites peuvent être qualifiés d’ateliers de taille. Proches de sources de matières premières de bonne qualité, ils comprennent des accumulations parfois impressionnantes de déchets de taille et peu d’outils complets et achevés, qui ont évidemment été emportés pour un usage différé. Dans la région de Bergerac en Dordogne, réputée pour la présence de très grands nodules d’excellent silex, il en existe de nombreux exemples tels que l’atelier de production de feuilles de laurier solutréennes de la Doline de Cantalouette (Dordogne).

Certains objets témoignent d’activités plus diversifiées dont la mise en œuvre implique une installation de plus longue durée : c’est le cas, par exemple, des outils liés au travail de la peau (lissoirs, aiguilles et poinçons en os, grattoirs en silex). Des proies ont été abattues à proximité pour assurer l’alimentation des occupants. Par conséquent, il s’agit de campements résidentiels mêlant habitations et activités artisanales de longue haleine. Avec son occupation unique s’étendant sur plus de 400 m² et ses nombreux foyers structurant l’espace, Régismont-le-Haut (Hérault) offre un magnifique exemple de l’un de ces vastes campements résidentiels saisonniers à l’époque aurignacienne.

Par ailleurs, des sites tels que celui d’Isturitz (Pyrénées-Atlantiques) témoignent de la présence de groupes importants, revenant occuper les mêmes lieux à de multiples reprises durant de longues périodes, peut-être sur plusieurs générations. Il pourrait s’agir de sites d’agrégation où de petits groupes voisins, apparentés ou non, peut-être même des familles nucléaires, se réuniraient pour des raisons aussi bien économiques (chasses collectives, échanges d’outils ou de matériaux) que sociales (échanges d’idées ? échanges de femmes ?). 

Enfin, les grottes ornées, parfois qualifiées de sanctuaires, ont été occupées de manière très éphémère, mais jamais habitées contrairement aux précédents sites. Les œuvres peintes et gravées sur leurs parois sont rarement visibles à la lumière du jour. Elles se situent parfois à plusieurs kilomètres de marche au sein de la terre, ce qui laisse supposer qu’elles étaient réservées à des initiés. 
 

Culture matérielle

Bien que dix fois moins longue que la période précédente, les trente millénaires du Paléolithique supérieur voient l’invention d’un nombre bien plus grand d’objets utilitaires. 
En outre, pour la première fois, des œuvres artistiques figuratives sont peintes ou gravées sur les parois des grottes ou sculptées dans des matières dures animales.  

Selon les époques et les régions, les façons de produire les outils ou de dessiner les animaux varient. À partir de la diversité de ces comportements, de grands ensembles qualifiés de « culturels » ont été définis par les préhistoriens. Certains sont contemporains mais concernent des régions distinctes (Épigravettien et Magdalénien) ; d’autres se succèdent au cours du temps, avec ou sans lien de filiation (Aurignacien, Gravettien et Solutréen).

Comme au Paléolithique moyen, il existe des méthodes de débitage consistant à détacher d’un bloc de roche auparavant soigneusement préparé, appelé « nucléus », plusieurs éclats, en série, pouvant être ensuite retaillés de manière à obtenir les objets recherchés.
Alors qu’au Paléolithique moyen, les armes et les outils en pierre étaient majoritairement réalisés sur des éclats larges issus de la taille, au Paléolithique supérieur, ils le sont sur des éclats étroits, fins et réguliers, à longs tranchants. Les plus grands, appelés « lames », servent à produire un outillage domestique (grattoirs, burins) qui varie peu tout au long de la période. Une fois usées, ces lames peuvent être ravivées. Elles servent aussi à produire certaines pointes destinées à la chasse. Plus petites, les « lamelles » sont abattues sur un bord pour être collées sur des fûts de sagaies et en augmenter le pouvoir dilacérant.

Le façonnage, qui consiste à progressivement sculpter un bloc de roche en enlevant successivement des éclats jusqu’à obtenir la forme recherchée, n’est pas totalement abandonné. Longues de plusieurs dizaines de centimètres pour seulement quelques millimètres d’épaisseur, certaines feuilles de laurier bifaciales produites vers -24 000 (Solutréen) témoignent du degré d’expertise atteint par certains tailleurs.

D’autres matières premières viennent concurrencer le silex jusqu’alors largement privilégié pour l’outillage et l’armement. La relative tendreté de l’os, du bois de cervidé ou de l’ivoire, permet de sculpter et de perforer minutieusement de petits outils délicats comme l’aiguille à chas servant à coudre les peaux pour former des vêtements plus hermétiques. 

Silex et matières dures animales peuvent parfois être associés pour réaliser des armes composites : l’utilisation d’adhésifs à composantes végétales et minérales pour fixer des lamelles sur des pointes de sagaies est documentée dans plusieurs sites, notamment dans la grotte de Lascaux (Dordogne). Une pointe de sagaie en bois de renne portant encore des lamelles de silex a même été mise au jour sur le site de Pincevent.

À partir du Paléolithique supérieur, la culture matérielle ne se résume plus seulement à l’outillage, elle comporte aussi des productions non utilitaires. La parure se généralise dans toutes les régions d’Europe. Composée d’objets naturels simplement perforés ou rainurés (coquillages, dents animales…) et d’éléments façonnés (pendentifs en os ou en pierre, perles en ivoire et en os), elle orne aussi bien les vêtements que les corps des vivants ou des défunts. 
 

Art

L’expression figurative apparaît au début du Paléolithique supérieur. La diversité technique et la grande maîtrise qui la caractérise dès son origine suscitent une émotion artistique jusque chez l’observateur contemporain.

De premiers comportements non strictement utilitaires sont connus dès le Paléolithique moyen (collecte de curiosités minéralogiques, utilisation de matières colorantes rouges et noires ou encore quelques rares expériences de gravures géométriques). Toutefois, les productions artistiques du Paléolithique supérieur prennent une tout autre dimension avec l’apparition de la figuration. Dès -36 000, elle s’exprime sur les parois des cavités, dans la grotte Chauvet (Ardèche), à la Baume Latrone (Gard) ou à travers la sculpture de l’ivoire, dont témoignent la Vénus de Hohle Fels et l’Homme-Lion de la grotte de Hohlenstein-Stadel, deux œuvres découvertes dans le sud de l’Allemagne. 

Si les sculptures en ronde-bosse sont attestées tout au long du Paléolithique supérieur, les figures féminines aux formes exacerbées, dites « Vénus », sont particulièrement fréquentes entre -29 000 et -22 000, au Gravettien, durant lequel elles sont sculptées en ivoire, en pierre et même en terre cuite comme sur le site d'Amiens-Renancourt (Somme). L’art gagne aussi progressivement les objets utilitaires, en particulier ceux amenés à durer : lampes, propulseurs, bâtons perforés sont finement incisés ou polis.

Rarement humains, les thèmes figurés sont très fréquemment animaliers. Les espèces animales représentées sont très diverses et varient selon les époques. Les félins, ours et mammouths des débuts de la période cèdent la place au couple bison-cheval qui domine très largement l’art pariétal magdalénien (-22 000 à -14 000) comme on le voit, par exemple, à Lascaux (Dordogne) ou à Altamira en Espagne. Quelle que soit l’époque, ce n’est pas l’espèce la plus fréquemment chassée, le renne, qui est la plus représentée. Cela a permis d’écarter les premières interprétations associant l’art à une magie de la chasse. Comment d’ailleurs trouver une interprétation univoque pour un phénomène qui couvre près de 30 millénaires ?

Des représentations non figuratives (traits, points, signes complexes) dont la charge symbolique reste mystérieuse, sont également présentes dans l’art durant toute cette période. À de rares exceptions près, comme la plaquette gravée d’Angoulême, elles redeviennent quasiment exclusives vers -12 000 avec l’Azilien et ses petits galets ornés de ponctuations et de traits, souvent perçu comme une période d’appauvrissement artistique lors du retour à des conditions climatiques tempérées.
 

Traitement des morts et spiritualité

Les connaissances relatives au traitement des morts au Paléolithique supérieur sont inégales. L’ensemble des données relatives au sort réservé aux défunts permet d’entrevoir une riche spiritualité.

Les restes humains du début du Paléolithique supérieur sont très rares, si l’on excepte la sépulture néandertalienne de Saint-Césaire (Charente-Maritime), datée d’environ -36 000. Le sort réservé aux défunts par les premiers Homo sapiens arrivant du Proche-Orient et porteurs de la culture aurignacienne, entre -44 000 et -34 000, est méconnu. Les seules traces d’intervention avérées sur les cadavres consistent en quelques stries sur des mandibules ou en un façonnage de dents isolées (perforation ou rainurage de la racine), comme à Brassempouy (Landes).

Même si leur découverte reste rare, les inhumations sont attestées dans la seconde moitié du Paléolithique supérieur, à partir du Gravettien (-35 000 à -25 000). Il s’agit principalement de sépultures individuelles, parfois doubles, comprenant souvent des dépôts de mobilier et de parure. L’ajout fréquent de matières colorantes rouges dans les sépultures a probablement un sens symbolique, même si sa signification précise nous échappe. En outre, il semblerait que tous les membres des groupes aient bénéficié de sépultures, quels que soient l’âge ou le sexe. Les corps des défunts reposent directement dans la terre avec, dans quelques cas, des blocs de pierre déposés à proximité de la tête. 

Dans certains cas, ils ne sont pas enterrés, mais simplement déposés dans des grottes (Cro-Magnon, abri Pataud (Dordogne), Gargas (Hautes-Pyrénées))… La grotte de Cussac (Dordogne) a livré plusieurs squelettes humains déposés dans des bauges d’ours à proximité de parois gravées à la même époque. Cette association, unique à ce jour, indique que des relations pouvaient parfois exister entre le monde des morts et l’art pariétal.
À l’Épigravettien (-24 000 à -10 000), les exemples d’inhumations sont plus nombreux. Certaines grottes italiennes ont fonctionné comme de véritables nécropoles puisqu’elles ont été utilisées comme lieu de sépulture sur de longues périodes et qu’elles ont livré de nombreux défunts (jusqu’à 21 aux Arene candide, Italie). Le site de Cuges-les-Pins (Bouches-du-Rhône) a livré une exceptionnelle sépulture épigravettienne de plein air dans laquelle le défunt était accompagné de très nombreux éléments de parure en coquillage, de dents de cerf perforées et de silex taillés.

Homo sapiens dans le monde

Lorsqu’ils commencent à peupler l’Europe vers -45 000, les Homo sapiens possèdent déjà un riche bagage technique et culturel constitué dans d’autres zones du monde depuis -300 000. 
Les comportements modernes caractérisant cette espèce humaine ont pu être transmis de proche en proche, au gré des déplacements ou des contacts, ou de génération en génération, mais ils ont aussi pu émerger à des distances temporelles et spatiales très éloignées, de manière indépendante et sans influence.  
 
Les premiers Homo sapiens émergent vers -300 000 en Afrique. Ils mettent progressivement en place sur ce continent des traditions – ou cultures matérielles – regroupées par les scientifiques sous l’expression Middle Stone Age. L’utilisation de matières colorantes (-280 000), la consommation de coquillages (-170 000) et de poissons (-150 000), la production d’outils et de harpons en os (-140 000), la production d’éléments de parure en coquillage (-135 000) ou la gravure de formes géométriques sur de l’ocre ou des coquilles d’œufs d’autruche (-75 000) sont autant d’innovations africaines bien antérieures au Paléolithique supérieur européen durant lequel des comportements similaires émergeront entre -45 000 et -10 000.  
 
Le progrès technique et culturel global des Homo sapiens s’appuie, d’une part, sur des phénomènes de diffusion et, d’autre part, sur des réinventions indépendantes. Le débitage de lames et lamelles, par exemple, naît en Afrique puis se propage au Proche-Orient, en Europe et en Asie. L’utilisation de la retouche par pression pour produire de fines pointes de pierre taillée est, quant à elle, documentée une première fois vers -75 000 à Blombos en Afrique du Sud puis, vers -25 000 ans, dans le Solutréen, en Europe de l’Ouest. Les distances spatiale et temporelle séparant ces deux découvertes laissent penser qu’il s’agit de deux inventions certes similaires mais indépendantes, par deux groupes distincts.

Des stades de développement analogues sont donc atteints partout dans le monde par les Homo sapiens avec, parfois, un décalage dans le temps qui ne reflète peut-être que l’état actuel de nos connaissances. L’art pariétal figuratif, par exemple, est très précoce en Asie du sud-est comme l’ont montré les datations récentes de scènes de chasse (-44 000) et de dessins de cochons sauvages (-45 000) découverts à Sulawesi en Indonésie. En Europe, la date de -36 000 est retenue par la majorité des spécialistes pour les premières œuvres figuratives, alors qu’elles ne sont attestées, à ce jour, que vers -27 000 en Afrique, sur le site d’Apollo 11 en Namibie. Ou encore, les sépultures existent en Europe et au Proche-Orient depuis -120 000, alors qu’en Afrique la plus ancienne connue à ce jour est celle du jeune Homo sapiens datant de -78 000 découverte à Panga ya Saidi au Kenya.
 
Après être sortis d’Afrique et avoir occupé l’Eurasie, les Homo sapiens gagnent progressivement les autres régions du monde. Depuis l’Asie, les groupes rejoignent l’Océanie dont le peuplement s’effectue en deux grandes phases. La plus ancienne concerne la Nouvelle-Guinée, la Mélanésie et l’Australie où leur présence semble remonter à -65 000, comme en témoigne la fouille de l’abri-sous-roche de Madjedbebe en Terre d’Arnhem (Australie). Le peuplement du reste du continent débute vers -6000. 
 
Concernant les Amériques, il est désormais établi que les Homo sapiens y sont arrivés depuis le nord-est de l’Asie via la région devenue aujourd’hui le détroit de Béring qui n’était pas encore sous les eaux lors de la dernière glaciation. Les voies empruntées par ces groupes et, surtout, les dates de leurs déplacements font l’objet d’âpres débats. Si la culture Clovis (-13 000) a longtemps été considérée comme celle des premiers Américains, il ne fait plus guère de doute que des humains étaient présents sur ce continent bien plus tôt, il y a peut-être 20 000 ans, voire davantage. 

Ressources complémentaires

Une sélection de ressources audiovisuelles et multimédias pour approfondir ses connaissances sur le Paléolithique supérieur

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